Chemin Michel Hollard

Concevoir une identité contemporaine pour un chemin de mémoire, sans effacer ce qui fait la force de son histoire. À travers l’identité visuelle, la cartographie et les supports trilingues, j’ai cherché à rendre le parcours Michel Hollard plus lisible et accessible, tout en respectant les archives, le paysage et la signalétique existante.

Portrait de Michel Hollard intégré à l’identité visuelle du chemin de mémoire
catégorie

design éditorial

DA / identité visuelle / design éditorial / cartographie / print
2025
Dépliant du Chemin Michel Hollard photographié dans le paysage naturel du Haut-Doubs
PORTEURS DU PROJET

Communauté de Communes du Val de Morteau
Commune de La Brévine
Association Vallée de La Brévine

Mettre le design au service de la mémoire

Porté conjointement par la Communauté de Communes du Val de Morteau, la Commune de La Brévine et l’association Vallée de La Brévine, le projet met en lumière un itinéraire de mémoire franco-suisse.

Le Chemin Michel Hollard retrace le parcours emprunté par Michel Hollard, fondateur du réseau de résistance AGIR. Il rappelle également le rôle essentiel des passeurs du Val de Morteau durant la Seconde Guerre mondiale.

Le défi n’était pas simplement graphique. Il fallait trouver le juste équilibre pour donner une forme actuelle à ce récit chargé d’histoire, sans le figer dans le passé ni lui imposer une modernité trop froide.

Le design devait faciliter la découverte du parcours tout en laissant toute sa place à la mémoire.

Présentation des différents volets du dépliant trilingue du Chemin Michel Hollard
Animation graphique présentant les caractéristiques du parcours dans l’identité visuelle du Chemin Michel Hollard

Faire dialoguer le passé et le présent

Le projet réunissait des photographies et illustrations historiques, un environnement naturel très présent et une signalétique déjà installée sur le parcours.

Ces éléments appartenaient à des univers visuels différents. Il fallait les faire dialoguer sans effacer leur singularité ni perdre le caractère authentique des documents d’origine.

Les couleurs s’inspirent du paysage du Haut-Doubs, tandis que la typographie entre en résonance avec la signalétique du lieu. Une composition claire et sobre vient structurer les informations et accompagner naturellement la lecture.

L’objectif n’était pas de moderniser les archives, mais de créer un cadre contemporain capable de mieux les révéler.

Dépliants touristique du Chemin Michel Hollard déployant l’identité visuelle verte du projet
Dépliant du Chemin Michel Hollard tenu devant le paysage traversé par le parcours, à La Brévine, en Suisse.

REDESSINER SANS DÉNATURER

La carte du sentier constituait un élément central du dépliant. Elle devait devenir plus claire et plus facile à utiliser, sans perdre les repères ni l’identité de la version existante.

Je l’ai entièrement redessinée en retravaillant la hiérarchie des informations, la lisibilité du tracé et l’identification des principaux points du parcours.

Un travail de précision, à la frontière entre design graphique, cartographie et expérience du visiteur.

Dépliants touristique du Chemin Michel Hollard déployant l’identité visuelle verte du projet
Dépliant du Chemin Michel Hollard tenu devant le paysage traversé par le parcours, à La Brévine, en Suisse.

TRANSMETTRE AU-DELÀ DES FRONTIÈRES

L’identité a été déployée sur un dépliant touristique trilingue, proposé en français, en anglais et en allemand.

Destiné à être distribué dans les offices et points d’accueil touristiques du territoire, côté français comme côté suisse, ce support accompagne la découverte du parcours et rend son histoire accessible à un public plus large.

Sa conception recherche le juste équilibre entre informations pratiques, récit historique et émotion.

Présentation des différents volets du dépliant trilingue du Chemin Michel Hollard

INTERVENIR AVEC JUSTESSE

Ce projet demandait une approche mesurée. Il ne s’agissait ni d’effacer le caractère ancien des archives, ni de transformer l’histoire en un objet trop lisse ou spectaculaire.

J’ai cherché à intervenir avec justesse : clarifier les informations, créer une cohérence visuelle et rendre le parcours plus accessible, tout en laissant au récit et aux documents leur force propre.

Travailler sur cette histoire locale a donné au projet une dimension particulière : celle de contribuer, à mon échelle, à faire vivre une mémoire de part et d’autre de la frontière.

"Aligner passé et modernité. C’est tout l’enjeu du design quand il s’agit de mémoire."

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